Je voudrais pas crever
Couverture Je voudrais pas crever Poèmes illustrés en hommage à MARTIN MATJE par FRANÇOIS AVRIL, SERGE BLOCH, PHILIPPE BROCHARD, SERGE CLERC, DOMINIQUE CORBASSON, GÉRARD DUBOIS, DUPUY-BERBERIAN, JOCHEN GERNER, JEAN-CLAUDE GÖTTING, JACEK JARNUSZKIEWICZ, LIONEL KOECHLIN, JACQUES DE LOUSTAL, JEAN-FRANÇOIS MARTIN, CHRISTOPHE MERLIN, EMMANUEL PIERRE, ALAIN PILON, FRÉDÉRIC RÉBÉNA, ALAIN RENO ET RÉMI SAILLARD .

L’année 2009 marquera entre autres le cinquantenaire de la mort de Boris Vian, une date que soulignent les éditions Les Allusifs en publiant une édition illustrée de son recueil de poèmes Je voudrais pas crever, paru en 1962.
C’est l’illustrateur français Martin Matje (1962 – 2004), Thierry Martin de son vrai nom, qui est à l’origine de cette première excursion éditoriale des Allusifs dans le domaine du livre illustré. Avant son décès, Matje qui nourrissait le dessein d’illustrer le poème de Vian intitulé Quand j’aurai du vent dans mon crâne, avait obtenu l’accord d’Ursula Vian mais la maladie l’a empêché de réaliser son projet. En hommage à son ami disparu, l’éditrice Brigitte Bouchard a réuni des artistes parmi les proches de Matje pour les inviter à prendre le relais et à mettre au jour son dernier projet. Dans une maquette conçue par Lyne Lefebvre, la créatrice des premiers livres des Allusifs, les vingt artistes, parmi lesquels les illustrateurs contemporains les plus reconnus, redonnent vie à cette œuvre crépusculaire d’un Boris Vian qui plus que jamais se jouait avec grâce et impertinence d’une mort imminente. Le livre s’ouvre sur une préface d’un ami de Martin Matje, l’auteur André Marois qui a déjà publié un roman aux Allusifs, Tête de pioche, en 2001.
 
TITRE : Je voudrais pas crever
AUTEUR : Boris Vian
TRADUCTEUR :
PAYS : France
NOMBRE DE PAGES : 80
PRIX : 39,95 $ / 28 €
ISBN : 978-2-922868-67-8
DATE DE PARUTION : 23 octobre 2008
À PROPOS
Une plongée dans l’univers foutraque, tendre et désarmant du ménestrel, fort en ritournelle, fort en insolence.
Martine Laval | Sélection Télérama

EXTRAIT
Pourquoi que je vis
Pourquoi que je vis
Pour la jambe jaune
D'une femme blonde
Appuyée au mur
Sous le plein soleil
Pour la voile ronde
D'un pointu du port
Pour l'ombre des stores
Le café glacé
Qu'on boit dans un tube
Pour toucher le sable
Voir le fond de l'eau
Qui devient si bleu
Qui descend si bas
Avec les poissons
Les calmes poissons
Ils paissent le fond
Volent au-dessus
Des algues cheveux
Comme zoizeaux lents
Comme zoizeaux bleus
Pourquoi que je vis
Parce que c'est joli

EXTRAIT DE PRESSE
Une édition illustrée par quelques pointures en tirage limité : indispensable pour tout bibliophile qui se respecte.
Le Point

Les poèmes de Je voudrais pas crever, recueil posthume de Boris Vian (1920-1959, publié en 1962), trouvent maintenant, choisis, une place particulière, en tout privilégiée - d'une voix autre, d'une vie autre -, au centre d'un ouvrage d'une qualité rare, cette fois offert par un éditeur québécois dont la présentation n'est plus à faire : Les Allusifs.
Étienne Lalonde | La Presse

Au-delà de la valeur ajoutée que constituent les illustrations, c'est toute la richesse de la poésie de Vian qu'on redécouvre en feuilletant cet ouvrage : les jeux de mots et les rimes hilarantes, les métaphores sombres et beaucoup de grandes vérités et de lieux communs qui nous paraissent tout neufs.
Amélie Gaudreau | Le Devoir-

Une plongée dans l'univers foutraque, tendre et désarmant du ménestrel, fort en ritournelle, fort en insolence.
Télérama

+ crédits