
Dix-huit nouvelles, comme autant de scènes de la vie conjugale, tantôt lumineuses et gaies, tantôt dramatiques et funestes, si serrées autour d’un même thème qu’il pourrait bien s’agir d’une seule et même histoire : celle d’un couple dans tous ses états, en proie à l’implacable amour qui le cimente, à la tendre cruauté qui le lézarde, à l’usure du temps qui le délite. La finesse et la drôlerie caractéristiques de l’auteur se doublent ici d’une certaine férocité que semble lui inspirer le sujet.
TITRE : Ma femme
AUTEUR : David Albahari
TRADUCTEUR : Gojko Lukic
PAYS : Serbie
AUTEUR : David Albahari
TRADUCTEUR : Gojko Lukic
PAYS : Serbie
NOMBRE DE PAGES : 172
PRIX : 27,95 $ / 22 €
ISBN : 9782922868913
DATE DE PARUTION : 5 Novembre 2009
PRIX : 27,95 $ / 22 €
ISBN : 9782922868913
DATE DE PARUTION : 5 Novembre 2009
À PROPOS
Tout acheteur de Ma femme ira doit à la comparaison : « Est-elle aussi chiante que la mienne ? ». Quant aux acheteuses, c'est l'envie de savoir ce qu'il y a dans la tête des maris écrivains qui les poussera, car elles le savent bien : tous à un moment ou un autre, pensent au livre qu'ils pourraient écrire sur leur femme.
Christophe Donner | Le Nouvel observateur
EXTRAIT
Quand j'ai attiré l'attention de ma femme sur la croyance des Navajos que le premier homme et la première femme sont issus de deux épis de maïs, la nuit assaillait la fenêtre ouverte, les branches pliaient sous les bourrasques, les étoiles fuyaient devant les nuages emballés ; ma femme s'est levée, s'est approchée de la fenêtre, et la première vague de pluie a ruisselé sur ses joues.
Quand je suis entré, à Wimdow Rock, dans une salle pleine de Navajos, j'ai senti aue, malgré tous mes désirs, j'étais « quelqu'un d'autre » ; ma peau blanche blanchoyait traîtreusement, me dénonçant au milieu de paisibles visages couleur de brique sombre ; si je l'avais su, je me serais aussitôt transformé en broche de turquoise sur la veste en cuir d'une vieille Indienne ; seuls les objets savent ce qui échappe aux hommes.
« Quand cesseras-tu de vivre ta vie comme si c'était celle d'un autre ? demande ma femme en posant son front dans la paume de sa main. Quand seras-tu ce qui tu es et non pas quelqu'un d'autre, quand vas-tu écrire enfin une véritable histoire ? »
AUTEUR
David Albahari est né en 1948 en Serbie. Au moment de la dislocation de la Yougoslavie, il choisit de s'installer avec sa famille au Canada, à Calgary. Après des études de langue et de littérature anglo-américaines à l’Université de Belgrade, il publie en 1973 son premier recueil de nouvelles et en 1978 son premier roman. Editeur et traducteur, il a fait découvrir au lectorat yougoslave des auteurs tels que Nabokov, Bellow, Naipaul, Singer, Pynchon, Shepard, Updike. Entre autres prix littéraires, il a obtenu en 1997, pour son roman L’appât, le plus important prix littéraire yougoslave, attribué par l’hebdomadaire belgradois NIN au meilleur roman de l’année.
EXTRAIT DE PRESSE
Cette écriture intimiste, humble, mâtinée d’un humour discret, s’interroge en permanence sur sa propre existence, amène le trouble, introduit des imaginaires, un fantastique singulier, une dimension poétique lunaire proche de celle d’un Sam Shepard.
Dominique Aussenac | Le Matricules des anges
Les phrases sont trompeuses, longues, hantées de réminiscences douloureuses, ponctuées d’insolite, mais elles approchent – et c’est magique – de la grâce. David Albahari et ses compatriotes Vladimir Tasic (exilé lui aussi au Canada) et Svetislav Basara [publiés aux éditions Les Allusifs] décrassent la littérature. Ils ne craignent ni de dire, ni, surtout, d’inventer une écriture.
Martine Laval | Télérama
Jeu de mise en abîme, ce florilège inclassable de scènes burlesques et lubriques où la trivialité le dispute à la métaphysique rappelle Ionesco et Beckett par son ton tragico-comique et son rejet des certitudes.
Elsa Pépin | La Presse
Tout acheteur de Ma femme ira doit à la comparaison : « Est-elle aussi chiante que la mienne ? ». Quant aux acheteuses, c'est l'envie de savoir ce qu'il y a dans la tête des maris écrivains qui les poussera, car elles le savent bien : tous à un moment ou un autre, pensent au livre qu'ils pourraient écrire sur leur femme.
Christophe Donner | Le Nouvel observateur
EXTRAIT
Quand j'ai attiré l'attention de ma femme sur la croyance des Navajos que le premier homme et la première femme sont issus de deux épis de maïs, la nuit assaillait la fenêtre ouverte, les branches pliaient sous les bourrasques, les étoiles fuyaient devant les nuages emballés ; ma femme s'est levée, s'est approchée de la fenêtre, et la première vague de pluie a ruisselé sur ses joues.
Quand je suis entré, à Wimdow Rock, dans une salle pleine de Navajos, j'ai senti aue, malgré tous mes désirs, j'étais « quelqu'un d'autre » ; ma peau blanche blanchoyait traîtreusement, me dénonçant au milieu de paisibles visages couleur de brique sombre ; si je l'avais su, je me serais aussitôt transformé en broche de turquoise sur la veste en cuir d'une vieille Indienne ; seuls les objets savent ce qui échappe aux hommes.
« Quand cesseras-tu de vivre ta vie comme si c'était celle d'un autre ? demande ma femme en posant son front dans la paume de sa main. Quand seras-tu ce qui tu es et non pas quelqu'un d'autre, quand vas-tu écrire enfin une véritable histoire ? »
AUTEUR
David Albahari est né en 1948 en Serbie. Au moment de la dislocation de la Yougoslavie, il choisit de s'installer avec sa famille au Canada, à Calgary. Après des études de langue et de littérature anglo-américaines à l’Université de Belgrade, il publie en 1973 son premier recueil de nouvelles et en 1978 son premier roman. Editeur et traducteur, il a fait découvrir au lectorat yougoslave des auteurs tels que Nabokov, Bellow, Naipaul, Singer, Pynchon, Shepard, Updike. Entre autres prix littéraires, il a obtenu en 1997, pour son roman L’appât, le plus important prix littéraire yougoslave, attribué par l’hebdomadaire belgradois NIN au meilleur roman de l’année.
EXTRAIT DE PRESSE
Cette écriture intimiste, humble, mâtinée d’un humour discret, s’interroge en permanence sur sa propre existence, amène le trouble, introduit des imaginaires, un fantastique singulier, une dimension poétique lunaire proche de celle d’un Sam Shepard.
Dominique Aussenac | Le Matricules des anges
Les phrases sont trompeuses, longues, hantées de réminiscences douloureuses, ponctuées d’insolite, mais elles approchent – et c’est magique – de la grâce. David Albahari et ses compatriotes Vladimir Tasic (exilé lui aussi au Canada) et Svetislav Basara [publiés aux éditions Les Allusifs] décrassent la littérature. Ils ne craignent ni de dire, ni, surtout, d’inventer une écriture.
Martine Laval | Télérama
Jeu de mise en abîme, ce florilège inclassable de scènes burlesques et lubriques où la trivialité le dispute à la métaphysique rappelle Ionesco et Beckett par son ton tragico-comique et son rejet des certitudes.
Elsa Pépin | La Presse






