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Le bal des vipères
Couverture Le bal des vipères Pour tromper son ennui, Eduardo Sosa, un jeune homme désoeuvré, décide de suivre une sorte de clochard, Jacinto Bustillo, qui vit dans une voiture stationnée au pied de son immeuble. Après quelques heures et de nombreuses gorgées d'alcool, l'étudiant tue le clochard dans une ruelle et se glisse à la fois dans la Chevrolet et dans la personnalité de Jacinto, ou du moins celle qu'il imagine qu'il a. Dans la Chevrolet l'attend une divine surprise : Loli, Beti, Valentina et Carmela, de somptueuses créatures toutes d'écailles vêtues, l'adoptent. Ensemble, ils prennent la route pour venger Jacinto, en tuant d'abord sa méchante épouse, puis sa domestique. Mais la soif de vengeance persiste et les belles, sensuelles et cruelles, s'ankylosent. Le groupe prend d'assaut une galerie marchande chic. Évidemment c'est la panique. Au cours d'un épouvantable carnage, des quidams et des personnages importants meurent. Puis l'équipée se poursuit, semant le chaos et la terreur dans la ville.

Avec cette balade ophidienne qui allie délire paranoïaque et réalisme cru, Horacio Castellanos Moya laisse place au fantastique, à l'hallucination, comme si eux seuls étaient à la hauteur de la critique de d'une société sans avenir, où la révolution n'est plus à l'ordre du jour.
 
TITRE : Le bal des vipères
AUTEUR : Horacio Castellanos Moya
TRADUCTEUR : Robert Amutio
PAYS : Salvador
NOMBRE DE PAGES : 164
PRIX : 19,95 $ / 15 €
ISBN : 978-2-9228-6861-6
DATE DE PARUTION : Septembre 2007
À PROPOS
Castellanos Moya est un prince de la distanciation. Il épouse la conscience de ses créatures ; leur parole, lue à plat, révèle en creux leur inconscience et l’horrible grimace du monde. On rit froid. Ses romans sont très divertissants, car, comme le disait Roberto Bolaño, « c’est un survivant, mais il n’écrit pas comme un survivant ».
Philippe Lançon | Libération

EXTRAIT
"Aucun des locataires ne put dire à quel moment précis la Chevrolet jaune avait stationné devant l'immeuble. Trop de voitures passaient la nuit dans cette rue ; deux rangées serrées le long des quatre blocs du lotissement. Mais les raisons pour lesquelles la Chevrolet jaune attirait l'attention ne manquaient pas : il s'agissait d'un tacot qui datait d'au moins trente ans, à la carrosserie écaillée et aux vitres obturées par des morceaux de carton elle avait l'air, donc, d'une vieille propriété sentimentale de l'un des voisins qui refusait de l'emmener à la casse.

Les premières personnes à se rendre compte qu'il se passait quelque chose de bizarre avec cette antiquité furent les maîtresses de maison et les domestiques qui, vers le milieu de la matinée, sortaient pour faire des courses à l'épicerie ou, tout simplement, pour s'adonner au commérage. Un homme aux cheveux gris, barbu et loqueteux, émergeait de la Chevrolet à ces heures-là avec la tête de quelqu'un qui vient de se réveiller, la tête de quelqu'un qui a passé la nuit à dormir dans ce tas de ferraille."

AUTEUR
HORACIO CASTELLANOS MOYA est né au Honduras en 1957, mais a vécu la majeure partie de sa vie au Salvador. Il est l’auteur de huit romans et de cinq recueils de nouvelles. Il a travaillé de nombreuses années en tant que journaliste au Mexique, au Guatemala et au Salvador. Après la publication en 1997 de son roman Le dégoût, il a reçu de nombreuses menaces de mort qui l'ont contraint à s'exiler. Il a bénéficié, entre 2004 et 2006, d'un programme soutenu par la Foire internationale de Francfort qui lui a permis de mener ses projets littéraires à plein temps. Il vit aujourd'hui aux États-Unis.
Après Le dégoût, La mort d'Olga María, L'homme en arme et Déraison, Le bal des vipères est son cinquième roman traduit en français et publié aux éditions Les Allusifs. Son oeuvre est parcourue d'un souffle rageur et brutal, heureusement apaisé par un humour jubilatoire, dernier rempart contre la bêtise des autres.

EXTRAIT DE PRESSE
Seul maître à bord, Horacio Castellanos Moya se permet toutes les audaces. Le lecteur, lui, se croit dans un film de Quentin Tarantino et redemande du pop-corn !
Alexandre Fillon | Madame Figaro

Hallucinant et captivant, le dernier Moya prend la forme d’une rêverie morbide, d’un fantasme de destruction que l’écrivain ne voudrait jamais voir réaliser, comme pour prouver que malgré son exil et la permanence des problèmes au Salvador, il n’est pas prêt d’en finir avec la contestation.
Gladys Marivat | Les Inrockuptibles

Moya, impitoyable, raconte des histoires folles qui ressemblent étrangement à l’Histoire. Le plus dingue, c’est que l’on se réjouit de les lire…
Martine Laval | Télérama

Bienvenue dans l’univers déjanté du romancier salvadorien Horacio Castellanos Moya qui marie avec bonheur satire sociale, comédie burlesque et intrigue policière.
L. P. | La Tribune

Castellanos Moya s’autorise tout, toutes les scènes, toutes les horreurs en un délire surréaliste (et parfois joliment érotique) qui doit autant à la grande tradition du fantastique latino à la Cortazar ou Manuel Puig qu’aux séries Z piégées de Quentin Tarantino. Il faut pour réussir ces coups-là, pour donner au dégoût des contours si attractifs plus que de l’audace, un sacré talent.
Olivier Mony | Sud-Ouest dimanche

Le bal des vipères combine un sentiment d’urgence, de tension, avec une structure très élaborée.
Fabrice Lardreau | Transfuge

Dérapage mental, blague empoisonnée, cruauté sensuelle et surréaliste, le livre met en scène une fable subtilement allégorique sur les pulsions dévastatrices et disjonctives qui peuvent germer face à la saloperie tentaculaire des pouvoirs maffieux.
R. S. | Chronic’art

À regarder son œoeuvre, brutale, virtuose, Horacio Castellanos Moya vient peut-être d’un des meilleurs spots de la terre pour écrire : celui des survivants.
Aude Walker | Technikart

Son écriture est d'’une noirceur, d’'une énergie et d’'une ironie redoutables.
Suzanne Giguère | Le Devoir

Amateurs de surréalisme, à vos signets ! [...] Voilà un conte violent et drôle qui en dit long sur l’Amérique latine de nos jours.
David Homel | La Presse

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