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Les aventures de Minette Accentiévitch
Couverture Les aventures de Minette Accentiévitch En courts fragments, comme en autant d’instantanés qui n’ont pas froid aux yeux, ce roman nous présente Minette sous toutes les coutures et en découd avec certains mythes sur la féminité cousus de fil blanc. Nous y apprenons ce qu’elle fait à ses amants et ce que ses amants lui font, ce qu’elle aime ou n’aime pas, ce qu’elle pense de ceci ou de cela et notamment des hommes. Par exemple, elle ne croit pas du tout que les amibes soient les organismes vivants les plus simples, elle affirme que ce sont les mecs. Ils se réduisent à peu près à leurs couilles, dit-elle, où se loge également leur cerveau. Mais si elle a en elle cette affolante épice qui fait que les hommes lui courent après, il est vrai aussi qu'’elle court après les hommes. C'’est même une sacrée coureuse. Si, pour situer Minette dans l'’histoire littéraire (et plus précisément celle des héroïnes romanesques), on prend un raccourci aussi serré que celui du Christ mort de Mantegna, on peut dire qu’au fond, à la tête du gisant, il y a la princesse de Clèves, à mi-chemin, sur la bosse géni(t)ale, Madame Bovary, et au premier plan, aux pieds, Minette Accentiévitch.
 
TITRE : Les aventures de Minette Accentiévitch
AUTEUR : Vladan Matijevic
TRADUCTEUR : Gojko Lukic
PAYS : Serbie
NOMBRE DE PAGES : 156
PRIX : 18,95 $ / 14 €
ISBN : 978-2-9228-6858-6
DATE DE PARUTION : Juin 2006
À PROPOS
C'’est un ouvrage hors norme, insensé de drôleries et de réflexions brillantes sur la vie, l’'amour, l’'orgasme. Par petits chapitres extrêmement bien troussés, nous suivons les escapades sexuelles d’'une Lolita slave mille fois plus cochonne — et plus amusante — que son aînée nabokovienne.
Fabrice Gaignault | Marie-Claire

EXTRAIT
"Minette Accentiévitch a une tête, et tout ce qui va avec. Les yeux, la bouche, et ainsi de suite. Son corps est mince, élancé. Elle a de beaux seins fermes, ils pourraient être un peu plus gros, mais bon. Elle a des jambes longues et fines, des fesses superbes. Des parties génitales aussi, bien entendu, ainsi qu’'un estomac, un foie… Elle a tout, Minette Accentiévitch, même un vide dans la cage thoracique, lequel bat comme une horloge, comme un coeœur."

AUTEUR
VLADAN MATIJEVIC est né en 1962 à Cacak, en Serbie. Ce sont là à peu près les seules informations sur l'’auteur que l'’on trouve dans les notices accompagnant ses livres. À l'’éditeur qui lui demandait un peu plus de détails, il a répondu : « Le fait est que je ne suis pas sociable, mais taciturne, timide, asocial. J’'ai une vie d’écrivain moyenâgeux. J’'habite une petite ville de province, et qui plus est à sa périphérie. J’'écris au stylo et ce n’est qu’'une fois le texte achevé que je le tape sur ordinateur. Je n'’ai pas de télé, j'’écoute rarement les nouvelles à la radio et lis rarement les journaux. J’'aime fréquenter les cafés, lire, et je lis beaucoup. Je travaille au musée Nadezda Petrovic où je dirige le secteur éditorial, plus particulièrement une collection que j’ai créée et dans laquelle je fais paraître des essais sur la peinture. Pas plus d'’un livre par an. À vingt ans j'’ai publié un premier recueil de poèmes. Je ne désirais pas devenir écrivain et j’'ai tout fait pour cela : j’'ai fini mes études, je suis devenu ingénieur et j'’ai trouvé un emploi dans une usine. Tout me poussait pourtant à devenir écrivain. À vingt-neuf ans, je me suis abandonné au vice d’'écrire, cette fois de la prose, et j’'ai recommencé à publier. Je tâche d'’écrire le moins possible. »
Hormis le livre mentionné, intitulé Récits de joie, Vladan Matijevic a publié les recueils de poésies Sans perturber la déroute (1991) et Autoréduction (1999), un recueil de nouvelles, Assez morts (2000, 2004, prix Andric pour le meilleur recueil de nouvelles de l’année), et les romans Hors contrôle (1995), R. C. Inévitablement (1997) et Écrivain, de loin (2003), prix NIN de la critique pour le meilleur roman de l’'année).

EXTRAIT DE PRESSE
L’'animalité n’'est pas loin, la poésie s’'en mêle, le surréalisme se profile
Cl. D. | Sélection Libération- « 50 livres pour l’été »

Vous en avez assez ? Vous n’'avez rien vu. Vous n’'avez pas encore goûté, non plus , toute la fantaisie de ce petit livre savoureux. Rien à voir avec la littérature érotique classique. Plus on avance dans la lecture, plus on rigole. [...] C'’est complètement sauté, surréaliste.
Danielle Laurin | Le Devoir

Parmi les quelque 70 brefs récits composant Les aventures de Minette Accentiévitch, il y a le passage obligé par les multiples postures, partenaires et lieux [...]. Puis, c’'est lorsque le lecteur pense ne plus pouvoir être étonné que l’'écrivain se surpasse...
Éric Paquin | Voir

Messieurs, même si vous vous imaginez infatigables trousseurs, souhaitez ne jamais croiser la route de Minette Accentiévitch. Elle est notre pire fantasme...
François Reynaud, librairie Lu | La page des libraires

Décidément les Éditions Les Allusifs ont l’'art de dénicher des écrivains serbes déjantés, capables de cracher en de courts récits un portrait définitif. Ici c'’est celui d'’un éros exacerbé et drôle, renvoyant dos à dos — si l’'on peut dire — féminin et masculin.
La Liberté

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