La robe de bure

Spécifications

Date de parution : 1 mars 2005

Prix indicatif : 12,20 € / 14,95 $ CAN

Format : 11.4 x 19 cm

Nombre de pages : 72

ISBN : 9782922868326

Discipline : Littérature

Spécialité : Roman tous publics

Collection : Roman à rabat

La robe de bure

Gabriella Baracchio Roman traduit de l'italien par Danièle Valin

D'habitude, la littérature sur l'enfance [...], quand il ne s'agit pas de jérémiades sur l'âge de l'innocence et qu'elle a le mérite de l'honnêteté et de la pudeur, est une récupération, guidée et justifiée par la nostalgie, de la coquille dans laquelle nous nous sommes formés et qu'il nous a bien fallu abandonner pour toujours. Le monde est un éden, « l'innocent paradis plein de plaisirs furtifs » dont parle Baudelaire ; l'enfant qui en est le centre l'explore en testant les sentiments et les besoins, rencontrant les petits serpents du sexe, du plaisir, de la douleur, de la mort, puis tout à coup, sans préavis, il le trouve irrémédiablement scellé, lointain, « plus loin que l'Inde et que la Chine ».Apparemment, La robe de bure n'échappe pas à la règle, en nous parlant d'une enfance dans la région de Côme pour créer un petit théâtre de la mémoire avec une extrême sobriété de moyens et une précision expressive. Dans les années de l'immédiat après-guerre, voici un lac rustique, hors saison [...], avec ses bois et ses petites maisons encore peuplées de sans-abri et de bûcherons, la polenta versée à même la pierre [...], la promiscuité dans les granges ; plus tard, les camarades du collège pour les pauvres, les pauvres animaux traités sans compassion, les pauvres filles sans amour, les pauvres soeurs tendres et impitoyables…Mais en tendant l'oreille on s'aperçoit que ce livre est bien plus qu'une commémoration. Ici, l'éden est plutôt un jardin des supplices, le ton n'est jamais celui de l'élégie, mais plutôt celui d'une lucidité, cruelle même, lancinante. Le fait est, je crois, qu'au lieu de regarder de l'extérieur dans le miroir lointain l'auteur a réussi la délicate opération d'y entrer, d'y farfouiller, de se couper et de se blesser avec les débris de son ancienne coquille. Et de créer un personnage singulier, la petite Gabriella, qui est une enfant-adulte. Celle-ci voit les choses pour la première fois et entend les propos les plus crus tout en parlant aux bêtes et aux plantes avec la même ingénuité que les personnages des contes. Et à la fois, son regard fixe, tendu, presque dur, donne l'impression qu'en réalité rien ne lui semble vraiment nouveau, et que la connaissance de la vie et de la souffrance ne lui parvient pas de l'extérieur, mais qu'elle est un atavisme, une science amère qui resurgit par les os, la chair.Grâce à son « double », l'auteur est peut-être allé au-delà de ses propres intentions, en nous offrant [...] un petit ouvrage moral sur la découverte et l'apprentissage de la vérité : où découvrir c'est retrouver en chaque être le statut de la douleur déchiffrée une fois pour toutes sur les parois de la coquille qui en réalité n'a jamais été abandonnée ; et apprendre, c'est s'habituer à cohabiter avec elle. (Extraits de la préface de Basilio Luoni)


Notice biographique

Gabriella Baracchio

Gabriella Baracchi est née à Côme en 1937. Orpheline de mère à sept ans, elle a parcouru la vallée d'Intelvi avec son père puis a vécu dans un prévent (...)

En savoir plus

Spécifications

Date de parution : 1 mars 2005

Prix indicatif : 12,20 € / 14,95 $ CAN

Format : 11.4 x 19 cm

Nombre de pages : 72

ISBN : 9782922868326

Discipline : Littérature

Spécialité : Roman tous publics

Collection : Roman à rabat